Du Lycée au Master : Eastbay lance une analyse de données inédite sur son propre continuum pédagogique

Depuis sa fondation, la promesse de l’Université d’Eastbay repose sur une idée simple mais radicale pour Abidjan : la force d’un continuum éducatif intégré. Nous avons affirmé que notre modèle K-12/Université, qui accompagne un étudiant depuis les bancs du Lycée d’Excellence à Koumassi jusqu’à la soutenance de son Master, crée des professionnels mieux formés, plus cohérents et plus agiles.

Cette promesse a été, jusqu’à présent, une philosophie. Aujourd’hui, elle devient une science.

Nous annonçons le lancement du “Projet Pipeline 1.0”, une initiative de recherche interne, sans doute la plus critique que nous ayons menée. Nous tournons nos outils d’analyse de données les plus puissants, non pas vers le cacao ou l’économie informelle, mais vers nous-mêmes. La question est simple : notre modèle fonctionne-t-il aussi bien que nous le prétendons ?

Nous devons être honnêtes. Nous avons opéré sur la base d’hypothèses académiques solides, mais qui restaient des hypothèses. Nous supposions que les élèves de notre “Lycée – Option Numérique”, dirigés par le Proviseur Mme. Karam, étaient les candidats parfaits pour notre Master (MSc) in Data Science. Nous supposions que les élèves de “l’Option Arts” s’intégraient sans friction dans notre Licence de Design Numérique.

Mais le “supposions” n’est pas suffisant pour une institution qui prétend à l’excellence.

Le “Projet Pipeline 1.0” est donc une collaboration profonde entre notre Pôle de Sciences Sociales (spécialisé en sociologie de l’éducation) et notre Pôle Informatique (nos experts en Data Science). Il s’agit d’une étude de cohorte longitudinale.

Nous avons commencé à analyser anonymement les parcours académiques complets de nos premières cohortes d’étudiants ayant fait le “grand saut” de notre Lycée à notre cycle Licence.

La méthodologie est granulaire. Nous ne comparons pas seulement les moyennes générales. Nos analystes de données corrèlent des ensembles de compétences très spécifiques. Par exemple :

  1. Nous analysons les notes obtenues dans le module “Mathématiques (Série C)” de la classe de Terminale par rapport à la performance dans le module “Algorithmique Avancée” en Licence 2 d’Informatique.
  2. Nous comparons la réussite en “Gestion de Projet” de l’Option Numérique (Lycée) avec la capacité à mener des projets en mode “Agile” au sein de notre Pôle Design.
  3. Nous examinons si les compétences en “Philosophie” (Série A) ont un impact mesurable sur la capacité de “Conceptualisation” dans les projets de branding de nos étudiants en Design.

Les premiers résultats (non encore consolidés) sont fascinants et bousculent déjà certaines de nos certitudes.

Une de nos “imperfections” supposées se confirme : nous pensions que notre Option Numérique au Lycée créerait un avantage insurmontable pour nos étudiants en BSc Informatique. Les données semblent montrer autre chose. Si ces étudiants (issus de l’Option Numérique) sont en effet plus rapides dans l’apprentissage des langages de programmation (Python, Java) et bien meilleurs en gestion de projet, ce sont les étudiants issus de la rigoureuse “Série C” (Mathématiques et Physiques pures) qui maîtrisent le plus intuitivement les concepts théoriques complexes de l’IA (par exemple, le calcul vectoriel pour le Deep Learning).

Ceci n’est pas un échec ; c’est une information vitale.

Cela signifie que notre modèle de continuum n’est pas un “tapis roulant” passif. Il doit être un “système de régulation” actif.

La conséquence de cette découverte est immédiate : dès la prochaine rentrée, le programme de “l’Option Numérique” au Lycée sera renforcé en mathématiques abstraites. Inversement, les étudiants issus de la Série C qui entrent en Licence d’Informatique recevront un séminaire intensif de “mise à niveau” en gestion de projet Agile et en outils de développement modernes.

C’est cela, l’ingénierie pédagogique en action. L’Université d’Eastbay n’utilise pas seulement la Data Science pour analyser le monde extérieur ; nous l’utilisons pour nous perfectionner de l’intérieur. Le “Projet Pipeline 1.0” est notre engagement à garantir que notre promesse d’un continuum n’est pas un argument marketing, mais une réalité mesurable, adaptable et optimisée.


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